Calcul automatisé et calcul réfléchi

Aujourd’hui, c’était le premier entraînement à la course au nombres pour ma dernière sixième. Lors de la catégorisation des questions, nous avons discuté de ce qui relevait du calcul automatisé et de ce qui relevait du calcul réfléchi : sur certaines questions, comme 18×5, les avis étaient partagés. J’ai expliqué aux élèves qu’en effet, cela variait d’un individu à l’autre, mais que j’allais essayer de les entraîner à automatiser davantage, et que le but était que certains calculs soient clairement du calcul automatisé pour tous. Les élèves revenaient toujours au « calcul mental », et j’ai eu du mal à leur expliquer qu’il en existe de différentes natures. C’est vrai que le terme calcul mental est inapproprié, puisqu’on peut faire du calcul réfléchi mentalement.

Et en rentrant, paf, je tombe sur l’article d’Eric Trouillot exactement sur ce thème. Il est très intéressant à lire, en particulier grâce aux exemples donnés.

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Il faut cependant relativiser la pertinence d’un choix par rapport à un autre dans la mesure où ce choix est fonction de sa propre partie automatisée et qu’il n’est pas toujours transférable d’un individu à un autre. Cet équilibre entre partie automatisée et partie réfléchie est variable d’un individu à l’autre.

Pour un élève, c’est encore différent car c’est un chantier permanent. La ligne de partage entre les deux parties est en constante modification. En effet, le calcul réfléchi travaillé à un niveau donné est appelé à devenir en partie automatisé au niveau suivant.

Eric Trouillot propose en particulier des repères entre fin de cycle 2 et fin de cycle 3, pour poser des limites entre calcul automatisé et calcul réfléchi. Je vais me mettre ça de côté car c’est bien pratique, et je voudrais en discuter avec les collègues avec lesquels je travaille.

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Allez lire le reste, tout est intéressant.

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