TRIO : Jouer avec ses tables

Aujourd’hui en 6è 6, pour se rebooster entre deux démonstrations de géométrie avec la symétrie axiale, sur une longue séance de 2 h, on a joué à TRIO !

Il s’agit d’un jeu de calcul mental très simple : à partir d’une grille de nombres disposés au hasard en carré de 7 par 7, on doit fabriquer un nombre-cible donné, en utilisant une combinaison « une multiplication et une addition » ou « une multiplication et une soustraction ». Il faut pour cela trouver 3 nombres voisins, en ligne, en colonne ou en diagonale.

J’en avais lu grand bien sur le blog Mathador, et Éric Trouillot a achevé de me convaincre la semaine dernière lors de son intervention en ligne « Le calcul mental, c’est génial ! » au Salon des maths.

Le jeu n’est plus édité, donc j’ai recréé une version à imprimer et plastifier « de poche » et sa règle du jeu, pour y jouer à la maison et/ou le proposer dans les Sacamaths de 6è. J’ai remplacé les jetons des nombres-cibles par des dés non cubiques (je les trouve jolis et ça fait moins de travail ;-)).

Mes enfants sont encore un peu jeunes pour pouvoir utiliser leurs tables, on commence tout juste à connaître les tables de 2 ; 10 ; 5 ; 3 et 4, mais la règle est adaptable : on peut proposer d’utiliser seulement des décompositions additives par exemple. Mon fils en CP a bien accroché.

Ce matin, nous avons testé en classe la belle version du TRIO en ligne programmée par Julien Pavageau (merci !). Et après quelques tâtonnement, les élèves se sont bien pris au jeu => le lien est dans l’ENT 🙂

On en refera certainement d’ici la fin de l’année pour affiner les stratégies. Là, je les ai vraiment laissé chercher avant de résumer « on cherche un produit assez voisin de 13, par exemple 12, 14, 15, 16 ou 18, et ensuite on cherche le terme qui corrige pour compléter ou raboter un peu ». 

Plutôt que de valider à chaque fois le nombre-cible (ce que permet le jeu en ligne), on a trouvé intéressant de chercher un maximum de combinaisons possibles sur un même nombre-cible et d’en garder la trace au feutre. L’exploitation des erreurs est intéressante : si un élève a visé trop haut, on regarde de combien, et on change le terme correcteur en espérant trouver le triplet de nombres dans la grille.