Question 1 : les questions flash ?

Dans les commentaires et les mails que vous m’avez envoyés, il y a pas mal de questions. Je vais en reprendre quelques-unes aujourd’hui dans des articles, car elles méritent développements on ne peut pas bien comprendre la logique de mes contenus sans ces réponses. Merci donc de me les avoir posées…

Question 1 : fais-tu des questions flash ?

Oui. Pratiquement à chaque séance.

C’est vrai qu’elles n’apparaissent pas dans mes programmations. Pour une raison simple : je les prévois de façon très très tardive (entre deux séances), voire je les improvise, en piochant parmi un arsenal de pratiques flash. Je choisis mon type de question flash en fonction de ce que je ressens de l’état des élèves en montant les escaliers, en fonction de ce que nous avons fait la fois précédente (si nous avons fait de la géométrie, je vais proposer du calcul pour réactiver et prendre l’air, ou au contraire de la géométrie si je veux consolider), en fonction de l’actualité (un concours de calcul à venir ? Hop, du calcul), des besoins. Je change souvent de type de questions flash, comme je change souvent de type de support pédagogique en général : je veux réveiller mon auditoire, le surprendre.

Que proposer en question flash ?

  • Des Plickers. Super pratique, rapide à préparer, rapide à mettre en oeuvre, vite corrigé en classe et vite évalué ensuite, avec des bases de questions que l’on conserve et qui font qu’au bout de quelques années, c’est facile d’aller rechercher des questions des années antérieures pour coller aux besoins.

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  • Des diaporamas en temps limité. Une des stagiaires que je suivais cette année procède ainsi et j’ai bien aimé, car le temps limité est incompressible et oblige les élèves à prendre le rythme. Et nous, on peut circuler pendant que ça se déroule. Panique garantie la première fois, mais dès la deuxième les élèves se mettent en projet de façon adaptée et progressent de façon remarquable, ce qui les encourage à persévérer.
  • La corde à linge. Une corde tendue en haut du tableau, des cartons étendus sur la corde, avec des nombres de la nature qu’on veut, et on adapte la consigne : soustraire, par exemple. Le premier élève effectue la soustraction carton 1 -- carton 2, le deuxième élève effectue la soustraction différence précédente -- carton 3, etc. Cela a comme avantages de faire aussi fonctionner la mémoire et l’attention, car il faut se souvenir du résultat énoncé par le chaparde d’avant. Et puis on peut travailler toutes sortes de nombres, tout type d’opérations. C’est rigolo, ça marche bien. Un conseil : laisser les élèves choisir les nombres sur les cartons, et en demander un au recto et un au verso. Ainsi les possibilités sont démultipliées avec les mêmes cartons.


  • Les interros flash papier. Je ne vous fais pas un dessin.
  • Les « On a fait quoi, déjà ? » où l’élève doit, dans un temps très court, écrire de sur quoi nous travaillons en ce moment, ce qu’il a appris la dernière fois.
  • Les interros de calcul mental pour rentrer en classe : les élèves sont en rang, dans le couloir, devant ma salle. Chaque élève doit répondre à une question, posée par l’un d’eux ou par moi. Cela peut être des tables, des questions de numération, des définitions, le jeu du furet (comme compter de 6 en 6 à partir de -100, par exemple), etc.

Ce sont des exemples, et je sens que j’en oublie. Mais bon, ça fait déjà une réponse à une question.

 

 

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