Vielle ou nouvelle, l’école c’est nous !

Je suis surprise du nombre de collègues qui m’écrivent en s’excusant. Ils s’excusent d’être « vieille école », « traditionnels », « à l’ancienne ». Je ne crois pas, pour ma part, être d’un quelconque courant, et je ne cherche pas à inventer quoi que ce soit, ni à suivre une mode ou à faire original. C’est heureux d’ailleurs, car depuis le temps que des humains enseignent à d’autres humains, ils ont déjà dû trouver pas mal d’idées en matière de pédagogie.

Mais je pense qu’il faut que ceux d’entre vous qui « complexent » plus ou moins cessent tout de suite de le faire. Il n’y a pas de recette, il n’y a pas une méthode. Il y a de bons mélanges, de délicieux recyclages. Du moment qu’on réfléchit pour faire réussir un maximum d’élèves, du moment qu’on les observe pour s’adapter à ce qui marche et à ce qui ne marche pas à un moment donné, du moment qu’on oeuvre à transmettre des connaissances, à développer des compétences, on fait bien son travail. Là où ça cloche, c’est si on s’en fiche, si on n’arrive pas à évoluer quand ça coince, et aussi si on essaie de catégoriser les enseignants par styles, justement.

Pour les élèves, c’est une grande richesse que d’avoir des enseignants aux styles variés. Mais pour nous, enseignants, ça l’est aussi. Ne nous rangeons pas, nous-mêmes et les uns les autres, dans des cases, et échangeons. Echanger n’implique pas forcément de changer ses pratiques, mais échanger transforme, car plus on en sait, plus on maîtrise ce qu’on est.

Soyons nous-mêmes, ensemble et différemment.

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